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Conférence Yale Access to Knowledge 2008 à Genève : protéger le public face au copyright ?

C'est aujourd'hui que se termine à Genève la troisième conférence Access to Knowledge, organisée par l'université de Yale.

Pour faire simple, A2K est un mouvement international organisé par des chercheurs et des activistes. Son objectif est de de rééquilibrer le rapport entre ayants-droit et grand public. Que ce soit du point de vue du droit d'auteur, du droit des brevets ou du droit des marques, ces dernières années ont vu le pouvoir des ayants-droit augmenter de façon singulière. Au risque de menacer des institutions d'intérêt général telles que le domaine public ou les exceptions au droit d'auteur. Et cette tendance s'accentue ainsi qu'on a pu le voir au cours des négociations de l'EUCD, de la DADVSI ou, maintenant, de la loi HADOPI. Pire, elle se reproduit dans le domaine des médicaments, des brevets essentiels pour le tiers-monde, etc.

C'est pourquoi les membres du mouvement A2K estiment qu'il est nécessaire de constituer une communauté capable d'informer les politiques et le grand public, en leur évitant de se contenter des lobbyistes comme sources d'information. Après avoir réussi à impliquer un certain nombre d'ONG (MSF, PLOS, TACD, etc.), A2K se tourne maintenant vers les universitaires en lançant le projet A2K global academy dont l'objectif est de faire travailler ensemble des chercheurs européens, américains, brésiliens, indiens, etc.

Parmi la masse des interventions proposées, je conseillerais surtout d'aller voir les suivantes :

Jamie Love sur le global A2K movement : ici

Bernt Hugenholtz sur les exceptions au droit d'auteur : ici

Et plus généralement, le site de la conférence est ici : http://a2k3.org/

À propos de ce billet

Publié le 10 septembre 2008 15:23 dans JuriTIC
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    Merci pour cette info!

    Enfin du bon sens, même si on peut se poser la question sur la sincèrité et les arrieres pensées.

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    Les formats de fichiers pointés par les liens sont très instructifs.
    Premier lien: un document au format standard.
    Deuxième lien: un document au format fermé. Aïe!
    Décidément, les défenseurs du savoir libre ont un peu de chemin à faire s'ils veulent être crédibles..

    réponses: 1 |  signaler au modérateur répondre

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    >Les formats de fichiers pointés par les liens sont très instructifs.
    Premier lien: un document au format standard.
    Deuxième lien: un document au format fermé. Aïe!
    Décidément, les défenseurs du savoir libre ont un peu de chemin à faire s'ils veulent être crédibles..

    Je trouve l'argument un peu facile et éculé. Ce n'est pas parce qu'ils utilisent powerpoint qu'ils ne sont pas crédibles.

    En l'occurence Bernt Hugenholtz a suffisamment fait pour les libertés publiques numériques pour qu'on lui pardonne de ne pas changer ses habitudes logicielles pour l'instant.

    Il aide ceux qui veulent le faire à pouvoir le faire. Sans lui, on aurait peut-être déjà basculé dans un environnement full-drm et dans la riposte graduée généralisée.

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    >Merci pour cette info!

    Enfin du bon sens, même si on peut se poser la question sur la sincèrité et les arrieres pensées.

    Pourquoi des questions sur la sincérité et les arrières-pensées ? Surtout en ce qui concerne Jamie Love et Bernt Hugenholtz... ?!?

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    > Je trouve l'argument un peu facile et éculé. Ce n'est pas parce qu'ils utilisent powerpoint qu'ils ne sont pas crédibles.

    En l'occurence Bernt Hugenholtz a suffisamment fait pour les libertés publiques numériques pour qu'on lui pardonne de ne pas changer ses habitudes logicielles pour l'instant.

    Il aide ceux qui veulent le faire à pouvoir le faire. Sans lui, on aurait peut-être déjà basculé dans un environnement full-drm et dans la riposte graduée généralisée.


    Certes, mais c'est dommage: la forme est en total désaccord avec le fond. C'est comme militer pour l'écologie à bord d'un Hummer, si vous préférez.

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